Affaire Lionel DOS SANTOS

La FFMC défend la mémoire de Lionel

Le 04 juin 2011, Lionel Dos Santos, sympatisant de la FFMC, se rendait à la manif de la FFMC 24. Un automobiliste lui coupera la route, et Lionel perdra la vie dans cet accident. Immédiatement, la vitesse était pointée du doigt, et deviendrait la cause principale. Comme pour tout accident de nos amis motards, la FFMC cherche à établir la vérité.

La famille de Lionel contacte la FFMC 24, car elle pense que la vitesse n'est pas la raison première, et est persuadée que seuls les motards en colère pourront l'aider à établir la vérité.

La FFMC 24 constitue une équipe, et se rend sur les lieux de l'accident. Elle analyse les lieux, relève une particularité du croisement, analyse les traces au sol, fait une reconstitution avec un fourgon identique et des motards en situation, prend des photos, et l'évidence apparait. En tournant à gauche l'automobiliste a anticipé la manoeuvre, et compte tenu que le carrefour est au sommet d'une côte, Lionel ne pouvait pas le voir.

José Dos Santos, au regard des conclusions des motards, confie les éléments en sa possession à Daniel JULLIOT membre de la commission juridique de la FFMC, qui va se livrer à une étude cinématique et dynamique, qui confirmera deux points: la faute de l'automobiliste qui a anticipé sa manoeuvre et une vitesse qui ne pouvait pas être jugée excessive. De fait, après avoir consulté l'ensemble du bureau de la FFMC 24 et recueilli les conseils précieux de notre avocate FFMC 24, Catherine CHEVALLIER, membre de la commission juridique, nous décidons de produire un rapport, de le remettre à la famille, qui pourra l'utiliser pour sa défense.

       

                                                                                                                                       Fédération Française des Motards en colère                        

 

FFMC 24                                                                                    Périgueux le 11/01/2014                                

202 Rue Pierre Sémard

 24000 PERIGUEUX

http://ffmc-24.e-monsite.com                   

                                                                                 

                        RAPPORT ACCIDENT Lionel DOS SANTOS le 04/06/2011

 

Nous avons enquêté le 14 /10 / 2011, à l’endroit exact de l’accident qui a coûté la vie à un motard, Lionel Dos Santos.

Pour ce faire nous avons constitué une équipe de 6 membres de la FFMC 24 et nous avons utilisé un fourgon Vito  similaire à celui de l’accident.

Notre premier constat est la difficulté de ce carrefour, notamment en matière de vision, pour les usagers se dirigeant vers Périgueux. A 300 m on est en limite de visibilité du carrefour. A 180 m on commence à distinguer les clignotants du Vito en position normale de tourne à gauche.

Si le Vito, se place en amont de cet endroit normal, ce qui est établi, il n’est plus visible à cette même distance.

A une vitesse de 90 km/h, un motard parcourt 25 m/s, avec un temps de réaction de 1 s cela fait 50 m parcouru, et il peut distinguer le Vito sur la voie de gauche, mais ci ce dernier entame son tourne à gauche, en 4 ou 5 secondes, nous sommes à une distance de 175 m. Dans cette configuration compte tenu des distances de freinage et d’arrêt, l’accident est inévitable et nous déduisons que le Vito a coupé la route au motard.

S’il est établi qu’à ce carrefour dangereux à cause de sa visibilité réduite, la vitesse de 90 km/h est fortement recommandée, la manœuvre de tourner à gauche ne doit en aucun cas être anticipée. Ce qui est ici le cas.

Nous avons fait une série d’essais, avec toutes les protections nécessaires, et nous n’avons jamais pu atteindre des vitesses excessives. Nous constatons également, qu’au point de l’accident, tout évitement du motard vers le gauche est impossible à cause de la déclivité. Il n’y a aucun freinage d’urgence de la part du motard, ce qui dénote qu’il a été surpris par la manœuvre du Vito.

L’autre point est d’établir la vitesse réelle du motard. La connaissance du tracé des forces de l’ordre est un élément indispensable pour établir l’énergie cinétique, par la méthode du  calcul de quantité de mouvement, ceci afin d’estimer la vitesse au point d’impact.

 

Conclusions : Si ce carrefour présente un danger établi, bien qu’il ait été modifié, il n’en demeure pas moins que la manœuvre de l’automobiliste à cet endroit précis, est la cause de l’accident, et ce même à la vitesse réglementaire de 90 km/h.

Ce rapport a été établi en toute sincérité, et peut être utilisé en l’état.

                                   Daniel JULLIOT pour l’équipe enquête de la FFMC 24 et pour le bureau de La FFMC 24

 

               Comme d'habitude dans ce cas, le Parquet désigne un expert judiciaire qui remet un rapport incroyable, où les calculs sont fumeux, et établit une vitesse comprise entre 185 et 190 KM/H en notant bien que la moto était sur le 5ème rapport, qu'elle possédait un boitier additionnel de richesse et une dent de moins sur le pignon d'attaque. Malgré cela il constate que l'automobiliste a fait une faute de conduite. Ayant nous même fait ces calculs, nous attaquons ce rapport, qui condamne notre ami motard sur des calculs faux. Nous conseillons la famille afin qu'elle prenne un expert judiciaire accidentologue, capable de conduire de vrais calculs. Philippe MALBETH de Toulouse sera retenu. Ces calculs feront apparaitre la vitesse de la moto comprise entre 90 et 115 km/h. A titre indicatif, nous FFMC 24 nous avions calculé autour de 100 à 110 km/h.

Résultat:

Le jugement a été rendu: l'automobiliste a été jugé coupable de l'accident, 3 mois de prison avec sursis, 10 mois de retrait de permis et 200 € d'amende.

Justice est faite, et Lionel, du haut du ciel, tu dois être fier de tes parents, de tes amis les motards en colère, car ils ne t'ont pas oublié.

           

 

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